En Indonésie, Bali

Ce voyage fût une première pour nous tous sur le continent asiatique, on a choisi Bali pour son climat en août. En Asie du Sud-Est, il y avait quelque chose d’authentique qui m’attirait.

On est arrivés à l’aéroport de Denpasar vers midi, Ça a été difficile de trouver la voiture que l’on avait réservé avant mais une fois trouvée Sylvindinho a commencé à traverser la ville avec le meilleur copilote de France…

La conduite à travers la ville a été un vrai choc pour nous tous encore plus pour Sylvidinho car pour la première fois il conduisait à gauche, en plus il y avait beaucoup de monde, et ces gens roulaient mal, c’est assez dangereux parce que on aurait dit qu’il n’y avait aucune une règle… De plus, on avait pas assez d’essence pour atteindre notre maison on ne trouvait aucune station-service… Ce pays nous mettait déjà à dure épreuve. Mais après vingt minutes, on a finalement trouvé une sorte d’épicerie où il y avait de l’essence, mais en bouteille, d’anciennes bouteilles de vodka transformées en bidons d’essence… Mais maintenant on avait de quoi atteindre notre maison dans les hauteurs avec notre voiture carrée (comme elles le sont en Asie), après quarante minutes, on est finalement arrivés à la maison et après dix minutes à essayer de garer la voiture, on a pu découvrir la villa.

À propos de Kuta, Kuta est une ville comme le sont les villes, je veux dire, il y a beaucoup de bars, de restaurants, de magasins, de supermarchés… Là-bas, on a beaucoup expérimenté les rues ou encore les routes, Sylvindinho conduisait de mieux en mieux et était paré à tout danger venant de n’importe quel côté.

Même si on pouvait sentir la pollution à cause de toutes les voitures ou scooters présentes sur les routes, le fait de voir autant de monde dans les rues et les routes était impressionant. Mais nous n’y sommes pas restés beaucoup de temps, après deux jours on a repris le chemin vers une petite île près de Bali nommée Nusa Penida.

On a pris le bateau pendant vingt-cinq minutes malgré une mer agitée, l’île était si petite qu’on l’a découverte en seulement deux jours, on logeait dans des cabanes dans un champ entouré de vaches et de palmiers, un endroit très calme.

Là-bas, je me souviens qu’un jour notre scooter n’avait plus d’essence, on était sur un chemin assez loin de tout… Mais heureusement, un gars passant par là m’a demandé: «Vous n’avez pas plus d’essence? pas de problème, j’en ai un peu à la maison, monte sur le scooter et on va à la maison ». Alors, je suis monté sur le scooter et on est allés chercher des bouteilles d’essence, une fois les scooters en états de marche on a repris la route vers une plage appelée «Kelingking», une plage bien cachée entourée de falaises.

Pour descendre, la pente d’environ cent cinquante mètres était glissante, même si je sais qu’aujourd’hui il y a des barrières de sécurité, quand nous on y est allés, il n’y avait que quelques branches pour nous tenir, en fait c’était difficile de descendre mais on a adoré. Quand on est arrivés à la plage, le temps était si chaud que l’on avait qu’une idée en tête: aller nager, même s’il y avait énormément de vagues. Par contre, le retour jusqu’au point de vue où il y avait des singes et Aurélien nous a pris moitié moins de temps que de descendre.

Nous avons vraiment adoré marcher à travers l’île, non seulement sur les routes où il n’y avait que des arbres de chaque côté et où les femmes marchaient parfois avec des seaux sur la tête mais aussi dans les villes, villes qui semblaient visuellement pauvres mais on sentait aussi que ces endroits étaient profondément riches, avec tous ses temples, comme un bien caché, situé dans une grotte dont l’entrée est gardée par des singes… Je me souviens que l’on a dû ramper dans un trou pour y entrer.

Tegallalang, près d’Ubud dans la région de Gianyar a été la première ville que l’on ait visitée après notre retour à Bali. On est arrivés à Ubud dans l’après-midi, un enfant sur une terrasse nous a salué, les gens semblaient heureux de nous voir bien qu’à ce moment on ne connaissait toujours pas notre hôte… Enfin, on est arrivés à Tegallalang, on a rencontré Joseph et sa maison , un endroit très calme et uniquement entouré de rizières, j’ai vraiment aimé l’endroit.

Joseph est un gars de Bandung, une ville sur l’île de Java. Le premier jour là-bas, on sortait manger, on était sur la route quand soudain Joseph nous a interpellé: « Hé, où vous allez ? Je vous accompagne ? » Bien sûr qu’il pouvait, Joseph était un gars très drôle et très positif, c’est l’une des raisons pour lesquelles on a passé de si bons moments à Tegallalang.

Les rizières de Tegallalang, un très bel endroit bien qu’il y ait beaucoup de touristes car l’endroit est bien connu, mais on a aimé l’atmosphère, c’était aussi la première fois que nous voyions des rizières c’est pour cette raison que nous sommes tombés amoureux de la vue.

Dans la région de Gianyar, on s’est souvent perdus, on voulait aller dans un endroit et finalement on se retrouvait dans un autre, parfois même on se retrouvait dans de petits villages près de la jungle, comme un endroit où je me souviens qu’il y avait une centaine de noix de coco au sol avec des poules passant par là ¡Muy chido!

Un jour, quelque chose nous a surpris, on était sur la route et il y avait une classe, une classe de collège ou de lycée je ne sais pas, ils marchaient sur la route, mais comme à l’armée, je veux dire en rang et en chantant, une chanson qui me paraissait « traditionnelle », on l’a vu bien des fois, non seulement dans les écoles mais aussi dans les stades de football.

La nourriture à Ubud est connue pour être la meilleure de l’île, et c’est vrai, les meilleurs restaurants de Bali sont à Ubud, et je ne parle pas de restaurants chics, mais de restaurants très simples où vous pouvez manger le traditionnel  » Mi Goreng « ou » Nasi Goreng « .


Puis on a repris la route, cette fois pour Ahmed, une ville sur la côte, après quelques heures de route, on était près de notre maison, mais encore une fois on a pris la mauvaise route, et on est arrivés à un endroit qui nous semblait être un village indigène parce que c’est loin de la côte où tous les gens sont, aussi ils étaient tous nus, plus ou moins… Leurs yeux étaient rivés sur nous parce que je pense que c’était une surprise pour eux de voir des Européens là-bas, j’ai essayé de communiquer un peu mais personne ne parlait anglais et je ne parle pas indo…

Enfin, on a trouvé la maison où on devait dormir deux jours, les propriétaires étaient très sympa, je me souviens que l’on venait à peine d’arriver qu’elle nous servait déjà une assiette avec des fruits et d’autres choses et surtout des bruschettas, on ne pouvait pas le croire, bruschettas en Indonésie! On était obligé d’envoyer une photo à Laurent, chez lui dans le sud de l’Italie…

Le premier jour, on est allés plonger dans les profondeurs autour d’une épave américaine, c’était cool, j’aime beaucoup la plongée, mais encore une fois je n’ai pas trouvé une plongée aussi bonne qu’en Gwada qui, selon moi, est l’un des meilleurs endroits pour ça…

A sept heures du soir, on est sortis manger, le lendemain on devait se lever très tôt pour prendre un bateau pour les îles Gili, on est sortis et je me souviens que cette fois il y avait du vent, beaucoup de vent, la première fois il y avait autant de vent sur l’île depuis que nous y étions, en fait le temps était même froid, mais finalement on a choisi un petit restaurant juste en face de notre maison, on s’est assis à la table la plus éloignée de la porte de sortie, Sylvindinho a voulu essayez un « Arak ». Soudain j’ai commencé à entendre un bruit, un bruit fort, quelques secondes plus tard, la terre a commencé à bouger, les bouteilles tombaient et un morceau de pierre est tombé du toit, la pierre est presque tombée sur la tête d’un chanteur qu’Aurélien était filmait avec son téléphone quelques secondes auparavant, mais à ce moment-là il fallait sortir de là sans tomber nous-mêmes, car tout était en train de s’effondrer. Quand enfin on était dehors, c’était le chaos, mes amis étaient loin, je suis resté devant le restaurant et je ne sais pas pourquoi.

Beaucoup de gens criaient, presque toutes les personnes du quartier étaient dehors, nous savions déjà qu’il y avait une alerte au tsunami à cause du tremblement de terre de magnitude sept, mais je me souviens de quelque chose, nous étions dehors avec tout le monde quand soudain on a vu un chien passant à toute vitesse devant nous, il semblait vouloir échapper à quelque chose, à ce moment-là Sylvidinho m’a dit: « ça craint », on a décidé de rentrer chez nous pour vérifier si nos hôtes allaient bien, sur le chemin on ne pas voir quoi que ce soit à cause de l’obscurité, mais on pouvait sentir et entendre les tuiles sous nos pieds, on est restés avec eux en attendant une éventuelle vague de tsunami … Enfin, lorsque l’alerte fût levée, elle s’est empressée de préparer une gamelle de riz géante, pour tout le monde , à minuit, on est retournés dans nos chambres en sachant que nous ne pourrions pas aller à Gili car l’île était détruite … la nuit, nous avons eu trois répliques mais moins fortes.

Cette expérience a été difficile pour nous tous, bien que nous n’ayons pas subi de dommages graves, en fait j’ai juste été blessé au niveau du pied, mais je ne sais pas comment ça s’est produit parce que je n’ai rien ressenti, je pense que j’avais tellement d’adrénaline que la peur n’a a aucun moment pris possession de moi, et je suis sûr que c’est pour cette raison que je n’ai pas senti mon pied s’ouvrir non plus …

Avant de quitter Ahmed, Sylvinho et moi on est allés dans un magasin pour acheter quelque chose pour la route. Dans ce magasin, beaucoup de choses était détruites aussi, et là aussi on a eu une autre réplique, et j’ai presque glissé en courant hors du magasin …


On a décidé de retourner à Kuta parce que la ville n’avait pas subi beaucoup de dégâts, en fait les gens n’y avait presque pas ressenti le tremblement de terre.

Les villes ne sont pas nos endroits préférés sauf pour Aurélien qui est comme « un gars de la ville ». Sur le chemin, il y avait de nombreuses maisons ou magasins détruits mais les gens reconstruisaient déjà, il était tôt mais il y avait déjà des murs construits. On avait faim, alors on s’est arrêtés dans un centre commercial pour manger quelque chose, encore une fois nous avons eu une réplique, pas forte, mais les gens se sont précipités dehors, nous aussi, mais c’était la dernière fois que nous ressentions un tremblement de terre à Bali.

De retour à Kuta, on est d’abord allés faire un trek en forêt, un trek passant par une rivière, on devait passer par les rochers car le but était de rester au sec, mais je fû le premier à glisser dans la rivière, je n’étais plus sec, Aurélien m’a suivi et on a tous fini le trek dans l’eau… Sur le chemin du retour, sur la route il y avait un chiot, un chiot qui nous paraissait malade, les voitures essayaient seulement de l’éviter mais personne ne l’aidait, alors j’ai dit à Sylvidinho: « Arrête la voiture! » il l’a arrêté au milieu de la route bloquant ainsi tout le trafic, vous devez savoir que bloquer le trafic est une chose, mais le bloquer à Kuta en est une autre … Alors une fois la voiture arrêtée je suis sortie voir le chiot, il était en très mauvais état, je l’ai pris dans mes mains et je l’ai mis dans l’herbe et suis resté avec lui pendant un moment avant de retourner à la voiture. Les gens semblaient très contents de ce geste, le plus drôle c’est qu’ils m’ont applaudi mais personne ne l’a aidé avant …

Un jour, on a passé l’après-midi sur une plage, ce jour-là, Joseph nous a appelés: « Où êtes-vous? D’accord, j’arrive! » Il nous a retrouvé sur la plage avec des bières, je me souviens que ce jour-là, il y avait des chiens qui embêtaient une femme, Joseph a fait fuir les chiens, un héros.

Mais la plus belle plage que l’on ait vu à Bali est la plage de Karma, pour descendre sur la plage, le chemin est long, mais la vue y est splendide, de haut en bas. Là-bas, on a rencontré des gars d’Algérie, ils avaient un ballon alors on a fait un football dans le sable, super moment, le plus drôle, c’est qu’avec eux il y avait des enfants et on avait tous peur de leur faire du mal en essayant de récupérer le ballon … Donc, chaque fois les gamins marquaient…

Une nuit, on voulait faire la fête, une dernière soirée avec Joseph, alors nous l’avons invité à la maison avant de sortir, notre maison était en dehors de la ville, dans un endroit plus calme, donc cette nuit-là, on était dehors quand tout à coup, on a vu une vache devant nous, d’abord elle nous regardait, mais en une seconde, elle est devenue folle et s’est déchaînée contre nous, seuls Aurélien et Joseph ont eu la chance de pouvoir rentrer à l’intérieur, mais Sylvindinho et moi on devait trouver un arbre ou un mur pour nous sauver… Heureusement qu’il faisait nuit, la vache ne pouvait plus nous voir et est retournée dans son champ j’imagine.

Le voyage est déjà terminé, en fait presque, lorsqu’on était sur le chemin du retour, à l’aéroport de Doha, Aurélien avait une noix de coco dans son sac à dos (comme nous tous), et je ne sais pas mais je pense que les douaniers ont cru qu’il s’agissait d’une bombe ou autre chose et ils ont demandé à Aurélien d’ouvrir son sac à dos, imaginer la surprise pour eux quand ils ont vu la noix de coco …

C’était notre premier voyage ensemble, et pour notre premier on a vécu beaucoup de choses, mais je pense que ce voyage a été le point de départ de nombreuses autres aventures, chaque voyage est plus fou que le précédent, nous faisons toujours des choses qui nous font passer au niveau supérieur, mais c’est ça que l’on recherche.

Merci de m’avoir lu.

Lucas.

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Publié par Lucas

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